L’Hypnose et le Deuil: accompagnement des familles de personne en fin de vie

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Laura Louise STERVINOU en 2021

L’Hypnose et le Deuil: accompagnement des familles de personne en fin de vie

Quand on fait un sondage sur « qu’est-ce que le deuil pour vous ? », il est intéressant de constater que 90% des réponses concernent cette période si particulière suivant la perte d’un proche. Et il est tout aussi intéressant de découvrir la réaction des personnes sondées lorsqu’on leur annonce qu’il est possible de faire le deuil de tout ce qui nous entoure, et même de personnes toujours vivantes. Entre fascination ou répulsion à cette idée, il y a tout de même un grand questionnement.
J’ai souhaité faire mon mémoire sur ce sujet ayant personnellement découvert tous les avantages à faire le deuil de toutes choses. Outre cela, c’est l’histoire de Maurice, mon voisin de soixante-dix-neuf ans qui m’a beaucoup touchée et donnée envie d’affiner mes recherches sur le fait d’accompagner les familles des personnes en fin de vie à faire le deuil de leurs proches mourants, par le biais de l’hypnose.
Maurice est marié à Marie depuis cinquante-six ans, ils ont trois enfants et cinq petits-enfants. Dans leur vie de couple, il y a aussi la sclérose en plaque, présente chez Marie depuis quarante-trois ans. Mais, actuellement, c’est un cancer de la vessie qui est en train de la tuer. Le couperet est tombé, il reste entre un mois et trois mois à Marie. Après avoir souvent échangé avec Maurice sur ce sujet, j’ai souhaité comprendre ce qui se passait chez un mari lorsqu’on lui fait une annonce aussi brutale. Et comment l’hypnose peut accompagner à amoindrir ce choc ?
Dans ce mémoire, je me consacre au suivi de cet homme en hypnose. Mais cela peut également arriver à une femme de quarante ans, qu’on lui annonce que son mari va mourir. A une jeune maman que son enfant va décéder. A un enfant que son père ou que sa mère va disparaître. Face à cette réalité abrupte et en tant que jeune praticien en hypnose, on pense tout de suite que le meilleur accompagnement à leur apporter, est de faire un deuil par la pratique de l’hypnose. Mais face au déni, à la colère, à la tristesse, il y a également l’espoir encore présent, celui de la guérison possible. Et bien sûr chez d’autres individus il y a également la culpabilité bien présente, « Comment puis-je continuer à vivre alors que l’autre va mourir ? ».
Cette hypothèse de travail relate alors l’expérience d’un double deuil. D’un côté l’acceptation de laisser l’autre partir, le paradis perdu étant ce que la vie serait si la personne restait à nos côtés. D’un autre côté, l’acceptation d’être un individu à part entière qui continue pleinement sa vie sans l’autre. L’hypnose permettant le pardon à l’Autre mais surtout à soi-même.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.