Nutrition et hypnose : Comment venir à bout des dépendances alimentaires

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnohypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Maud Screve en 2017

Nutrition et hypnose : Comment venir à bout des dépendances alimentaires

Dans le tourbillon de la vie quotidienne, la nourriture apporte souvent un certain réconfort.
Mais pour le mangeur compulsif, elle est une drogue facilement accessible qui permet de combler un vide profond. En effet, la dépendance alimentaire, que l’on associe souvent à l’anxiété, est plus qu’un simple problème de gourmandise, et ses effets sur la santé peuvent être considérables.

L’alimentation compulsive n’est pas le résultat d’un manque de volonté ni d’une mauvaise connaissance de ce que l’on mange. Il s’agit généralement du symptôme d’une vive anxiété, d’une mauvaise estime de soi ou d’une expérience traumatisante non résolue. Dans ce cas là, ce n’est pas l’estomac qui a faim, mais le cerveau ! Les personnes qui en souffrent se concentrent sur les régimes et la perte de poids, mais ne s’attaquent pas aux problèmes
sous-jacents.

Si rien n’est fait, la dépendance alimentaire ne disparaîtra pas. L’addiction à la nourriture pourrait tout à fait se comparer à la dépendance au tabac, à l’alcool. Une personne ayant une dépendance alimentaire utilise probablement la nourriture comme une béquille pour faire face à quelque chose d’autre, comme certains auront tendance à trop travailler, à boire ou à fumer.

Une personne atteinte de frénésie, ou de transe alimentaire, caractéristique de la compulsion alimentaire, connaît des épisodes fréquents de prises alimentaires incontrôlées, souvent suivis de périodes de dépression et de culpabilité. En fait, beaucoup de mangeurs frénétiques souffrent de surpoids ou d’obésité, ce qui, en retour, peut entraîner de nombreux
troubles de santé tels que le diabète, les troubles cardio-vasculaires, l’hypertension, les troubles du sommeil, des articulations, et même les cancers…

Nos expériences de la première enfance, y compris celles qui ont été traumatisantes, peuvent créer des carences dans notre aptitude à affronter les défis de la vie. La meilleure façon de se prémunir contre ces problèmes est d’apprendre à exprimer ses émotions. Il s’agit de s’autoriser à être en colère, à avoir de la peine ou à se sentir blessé. Il s’agit ensuite de pouvoir l’exprimer de façon saine, sans contracter de mauvaises habitudes, et la bonne nouvelle, c’est que cela s’apprend !

Je pense que le meilleur traitement pour enfin se débarrasser de ses automatismes est une approche holistique, qui soigne à la fois le corps et l’esprit :
– Thérapie comportementale ou psychothérapie,
– Une nutrition équilibrée et une activité physique régulière,
– Méditation, yoga, sophrologie ou toute autre pratique de relaxation ou spirituelle pour gérer l’anxiété et le stress,
– L’hypnose, tout à fait indiquée, afin de « déprogrammer » les automatismes inconscients installés, qui poussent à manger…

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