L’hypnose et les conséquences psychologiques post-avortement

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnohypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Virginie Blin en 2017

L’hypnose et les conséquences psychologiques post-avortement

Evoquer les conséquences psychologiques de l’avortement est complexe pour nos sociétés, car en faire même l’étude conduit les lecteurs à penser que la démarche proposée revient à remettre en cause le « droit » à l’avortement. Or, objectivement, sans ouvrir un nouveau débat, il convient d’être lucide sur les conséquences psychologiques post-IVG (Interruption volontaire de grossesse) et ne plus taire ce qui relève d’un problème de santé publique. Chaque décision
est propre à chaque personne. Ce dossier ne porte aucun jugement de valeur sur les femmes aillant eu ou qui auront recours à cette opération.
L’INED (Institut Nationale d’Etude Démographique) affirme que 40% des femmes françaises auront recours à l’avortement dans leur vie.

Et malgré le fait que de nombreuses femmes sont concernées par cet acte, très peu témoignent de cette expérience douloureuse et sont capables d’en parler ouvertement : il est difficile d’évoquer cette souffrance, la culpabilité, le manque de l’enfant et le besoin de faire le deuil de l’enfant avorté.
Bien qu’elle soit aujourd’hui très médicalisée, l’IVG n’est pas un acte anodin. Même pratiquée dans les meilleures conditions, elle affecte le psychisme de la femme au plus profond d’elle même car cet acte médicalisé ne guérit pas une affection mais arrête un processus de vie déjà enclenché et distinct de celui de la mère. Dans toutes les civilisations, la fécondité chez la
femme en âge de donner la vie est une promesse de maternité et donc de joie.
Seulement voilà, il y a la vision merveilleuse de la maternité et il y a l’autre réalité…Celle qui fait mal, celle qui traumatise, celle qui laisse des traces pendant des années, tapie au creux de l’inconscient. Après avoir vécu un avortement, la femme éprouve des émotions contradictoires.

J’ai pu constater dans mon entourage proche, dans les médias et par des témoignages, le « lourd secret » conscient ou inconscient qu’est l’avortement. Et que même après de nombreuses années, la plaie reste béante sans soutien psychologique médicale obligatoire.
L’avortement est reconnu, en psychologie, comme l’un, des évènements de vie souvent à l’origine des troubles post-traumatiques forts dont la plupart des femmes n’ont pas conscience.

L’hypnose permet de réconcilier ces femmes avec ces actes douloureux de la vie afin d’apaiser les mémoires, de libérer l’inconscient afin de tracer un chemin plus serein et fertile pour l’avenir de mère de ces femmes. Si depuis 1975, l’IVG n’implique plus de sanctions légales, elle reste néanmoins une décision importante qui affecte le cours de l’existence des femmes.

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