Le syndrome de l’imposteur et l’hypnose

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnohypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Mélanie BONNIER en 2018

Le syndrome de l’imposteur et l’hypnose

Ce mémoire traite du syndrome de l’imposteur dans un cadre professionnel. Nous aborderons aussi le cas du hypnothérapeute qui peut y être confronté assez facilement.

Cette expérience se caractérise par plusieurs critères : refus de prendre ses réussites et doute
des compétences, impression d’être surestimé et de tromper l’entourage, peur d’être démasqué, besoin d’être reconnu, peur de la réussite, peur de l’échec, recherche d’excellence
dans plusieurs domaines, comportements autodestructeurs.

Le syndrome de l’imposteur est un sentiment, le sentiment d’être un imposteur de ne pas avoir sa place, qu’un jour les autres vont découvrir la vérité. La personne qui vit cette expérience se sent illégitime, à l’impression de porter un masque. Ce qui va l’amener à se dévaloriser, mettre en place des mécanismes de défenses pour s’auto-saboter dans un domaine particulier dans sa vie.

Ce sentiment peut être simplement passager et n’est pas à confondre avec une période de
doute, pour pouvoir le caractériser il y a une notion de répétition, de même schéma qui se
répète.

De nombreux axes de travail sont aujourd’hui proposés mais surtout à un niveau conscient,
cependant la personne vivant cette expérience à plutôt une image floue d’elle-même.
L’hypnose est donc un outil de choix pour pouvoir travailler sur ce sentiment et pour l’amener
à modifier positivement ses ressentis. En effet le travail est à axer sur l’estime de soi et la
confiance en soi ainsi que sur les valeurs obsessives qui posent problème. L’estime de soi car
la personne pose un jugement de valeur plutôt négatif sur ses compétences et sur ce qu’elle
est. Les valeurs obsessives à travailler sont souvent : compétence, réussite, perfectionnisme,
reconnaissance. Celles-ci engendrent des croyances du type : « je suis nul », « je peux mieux
faire », « les autres se trompent sur ma personne ».

La régression est utile pour aider la personne à sortir de ces schémas qui la font tellement
souffrir. Elle permet en effet de nettoyer les émotions et de se libérer de ses croyances
déposées durant l’enfance. Dans le cas de la métaphore celle-ci doit être à but multiple :
connaissance de soi, acceptation de soi, libération de ce sentiment.

Se libérer de toutes ces émotions peut prendre du temps car il y a souvent des paliers à
passer pour que la personne puisse enfin s’accepter. Mais une fois cela réalisé elle pourra
sortir de cette expérience pour développer son plein potentiel.

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