L’apprentissage et l’hypnose : En quoi l’hypnose peut faciliter l’apprentissage chez les adolescents

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Valérie DAVID en 2020

L’apprentissage et l’hypnose : En quoi l’hypnose peut faciliter l’apprentissage chez les adolescents

L’apprentissage dans le dictionnaire Larousse est décrit comme « l’ensemble des processus de mémorisation mis en œuvre par l’animal ou l’homme pour élaborer ou modifier les schèmes comportementaux spécifiques sous l’influence de son environnement et de son expérience. »

Aujourd’hui l’épreuve du baccalauréat représente la finalisation des apprentissages effectués de la primaire jusqu’à la fin du secondaire, même si entre temps, le Passage en 6ème et le Brevet des Collèges sont déjà des points d’étapes importants.

En France en 2018, le taux de réussite au baccalauréat oscillait entre 80 et 91.7% selon les filières. On compte ainsi chaque année environ 740 000 élèves bacheliers sortant du lycée, diplôme en poche.

Il reste cependant environ 10 % à 20% des élèves qui devront redoubler pour obtenir ce fameux sésame permettant d’accéder à l’enseignement supérieur, ou bien qui devront alors se réorienter vers le chemin plus sinueux de la formation continue pour adulte.

La réussite du baccalauréat est certes une clé indispensable mais n’est plus suffisante aujourd’hui pour accéder aux enseignements supérieurs et à la formation convoitée. La mention (et même le niveau de la mention : bien, assez bien, très bien) et un parcours scolaire exemplaire (tant au niveau des notes que des appréciations) sont des clés tout aussi indispensables aujourd’hui.

En effet, l’augmentation du nombre de bacheliers, souhaitée depuis les années 80, a eu pour conséquence d’augmenter considérablement la sélection dans les écoles de tout type et les universités. Le pourcentage de bacheliers restant sans affectation lors de chaque rentrée scolaire en est, entre-autre, la preuve (même si la mise en place et les disfonctionnements des nouveaux systèmes informatiques d’inscription APB ou Parcours up y ont contribué également).

Ainsi l’obtention d’une mention et de bulletins irréprochables durant le secondaire (1ere, terminale) a abouti à amplifier l’importance des résultats et par voie de conséquence l’importance de l’assimilation des apprentissages et l’assiduité sans relâche tout au long du parcours scolaire, augmentant de facto la pression.
Enfin, Le passage du baccalauréat et sa préparation durant toute cette dernière année dans le secondaire est une étape ultime, longue et difficile pour les élèves tant sur le plan intellectuel que sur le plan psychologique. Certes, cela constitue les prémices de la future vie d’un étudiant ; des états d’esprit et des états émotionnels qu’il va vivre au gré de ses études ; mais le fossé est toutefois grand à franchir.

A l’issue d’un sondage auprès des élèves de terminale du lycée « L’Externat des enfants Nantais », il s’avère que lors de l’apprentissage, les élèves vivent des états émotionnels allant de la joie à la peur et vice versa en passant aussi par la tristesse et/ou la colère. Les différents livres relatifs à la pédagogie, le cerveau, la mémorisation, la motivation, la psychologie cognitive et les neurosciences convergent tous vers l’idée que les émotions sont directement impliquées dans le processus d’apprentissage et constituent une aide automatique et inconsciente aux décisions.

Alors, les réformes successives (réformes du collège, du lycée…) engagées par les gouvernements successifs destinées à une harmonisation, un renforcement social et visant une baisse des inégalités ne changeront guère les résultats.

Aussi Il est temps de prendre, véritablement, de plus en plus en compte l’individu, ses états émotionnels avant, pendant, et après son apprentissage (ou encore avant pendant et après de grands passages, tests ou examens).

Or à ce jour, les enseignants ne sont pas formés pour gérer les états émotionnels et cela ni au cours de leur formation initiale, ni au cours de l’exercice de leur fonction.

On commence juste à entrevoir dans la pédagogie des soupçons de modularisation, de différenciation des apprentissages (via l’utilisation de la théorie des intelligences multiples et du Vakog), et ce grâce à l’apport de pays tel que le Canada. Mais on est encore loin de la prise en compte de l’importance de la personnalité de l’individu et de ses émotions dans l’apprentissage.

La liste des émotions et de leurs symptômes est pourtant conséquente, et bien sûr, non exhaustive :
Le stress, la peur de l’échec, l’absence de motivation, le manque d’objectif (court, moyen, long terme), l’envie d’abandon, l’épuisement, les troubles du sommeil, la frustration devant ses résultats ou ceux des autres, les regrets de ne pas avoir révisé ou donné le maximum, la honte et la culpabilité de ne pas être à la hauteur vis-à-vis de sa famille de ses proches ou de ses professeurs, la colère vis-à-vis de soi et/ou des autres, la nervosité ambiante, la tension continue au long du parcours, l’envie de s’isoler, l’incompréhension quant au sens des apprentissages qui doivent être assimilés, l’angoisse de l’avant et pendant le baccalauréat, la peur de l’inconnu après le baccalauréat, la peur (pendant l’année de terminale) du mauvais choix d’orientation après le baccalauréat . La joie d’y arriver, l’excitation des résultats, l’envie de partager, la gaieté excessive permettant de décompresser, la joie de travailler ensemble….

On est bien loin d’imaginer que ces jeunes gens passent par autant d’émotions, et cela de manière aussi soudaine que rapprochée.
Si bien que face à celles-ci, les parents comme les enseignants peuvent être perturbés et avoir des difficultés pour accompagner ces jeunes adolescents.
En revanche, l’hypnose peut aider ces jeunes gens à gérer ces différents états émotionnels (peur, tristesse, colère) et ainsi atténuer leurs conséquences, et de facto, leur permette un apprentissage plus serein.
Avant tout apprentissage, l’hypnose peut aider à se fixer un objectif, se concentrer pour apprendre, trouver la motivation, gérer son sommeil, oxygéner son cerveau et mieux respirer, prendre confiance en soi …
Pendant les épreuves, l’hypnose peut aider à gérer le stress (la nervosité, les angoisses), la peur de ne pas se souvenir ce qu’on a appris, la concentration, aider à rester volontaire et combatif tout au long des épreuves…

Après chaque épreuve (test, examen blanc, devoir), l’hypnose peut permettre de se reconcentrer sur l’objectif à atteindre, relativiser le résultat négatif comme positif (et ainsi atténuer la frustration et/ou la colère), trouver les ressources en soi pour continuer et / ou renforcer sa motivation (et ainsi éviter la démoralisation pouvant entraîner le relâchement voire l’abandon), retrouver du sens à ce que l’on fait…

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