HYPNOSE ET VIVRE MIEUX AVEC LA MALADIE DE PARKINSON

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Patricia PECOT en 2021

HYPNOSE ET VIVRE MIEUX AVEC LA MALADIE DE PARKINSON

C’était un jour de printemps, elle va chez le médecin parce qu’elle a remarqué qu’elle est plus lente désormais, qu’elle a du mal à initier certains mouvements et que sa main droite tremble depuis quelques temps. Le médecin prend en compte sa demande et la dirige en consultation chez un neurologue. Et là, le couperet tombe, le verdict est sans appel « vous êtes atteinte de la maladie de Parkinson », s’entend-elle dire. Alors qu’elle est encore jeune, cette nouvelle est comme un coup de massue, elle sait déjà que sa vie ne sera plus jamais la même. Elle, c’était ma belle-mère, Monique, mariée à mon père pendant 25 ans, la maladie s’est « invitée » dans sa vie, alors qu’elle n’avait que 52 ans. C’est finalement une banale chute, conséquence de la maladie, qui l’emportera 20 ans plus tard.

En effet, la maladie de Parkinson n’est pas, en elle-même, mortelle. Cependant, à mesure que l’on vieillit et que la maladie progresse, les risques augmentent. Ainsi un mauvais équilibre peut entraîner des chutes et les problèmes de déglutition s’ils sont négligés peuvent dégénérer en pneumonie.

La maladie de Parkinson est la 2ème maladie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer et la 2ème cause de handicap moteur après l’AVC. La maladie de Parkinson se caractérise par une dégénérescence des neurones dopaminergiques dans la substance noire (locus niger*) du cerveau, localisée dans une région particulière du tronc cérébral et composée principalement de neurones à dopamine. La dopamine est un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier les mouvements automatiques. La disparition de ces neurones provoque ainsi un déficit en dopamine dans le cerveau obligeant dorénavant le malade à penser ses mouvements alors qu’ils étaient autrefois réalisés automatiquement.
La dopamine est aussi un neurotransmetteur qui est impliqué dans la motivation, ce qui peut expliquer parfois des situations d’apathie ou de désintérêt général.

On ne connait pas l’origine de la maladie de Parkinson, toutefois, l’hypothèse la plus plausible aujourd’hui pour la majorité des patients est une combinaison de facteurs environnementaux et génétiques prédisposants.


D’un point de vue symptomatique, les signes cliniques les plus connus de la maladie et qui donnent lieu à consultation sont :
• les tremblements (au repos de manière régulière, de 4 à 7 cycles par seconde)
• la lenteur et difficulté des mouvements (akinésie*)
• la rigidité musculaire (hypertonie*).
2 de ces 3 symptômes doivent être présents pour poser le diagnostic.

La présence d’autres symptômes peut faciliter le diagnostic :
• fatigabilité
• dépression
• maladresse
• expression faciale figée
• troubles de la parole
• etc.

Au fur et à mesure de la formation, j’ai imaginé comment l’hypnose, en s’appuyant sur les travaux des kinésithérapeutes, pourrait aider le patient à vivre mieux avec la maladie de Parkinson, en se réappropriant les gestes naturels du quotidien et notamment un redressement de la posture, un meilleur équilibre, une marche plus fluide, afin d’éviter à terme les chutes potentiellement mortelles ou à minima handicapantes.

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