L’Hypnose et la Glossophobie

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnohypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Carole Salimon en 2018

L’Hypnose et la Glossophobie

J’ai choisi comme thématique la Glossophobie (peur de la prise de parole en public) pour 2 raisons :

1) Je l’ai personnellement vécu il y a 16 ans environ : une de mes nièces m’avait proposé de
participer à une famille en or, bien que je ne sois pas une adepte de ce genre d’émission, j’ai tout de même accepté pour passer un bon moment de rigolade. C’est alors que nous nous sommes rendues sur le lieu du casting afin de se présenter une à une devant plusieurs personnes incluant les autres participants (ce qui faisait beaucoup trop de monde à mon goût), et là, au moment où je devais parler, les regards braqués sur moi, j’ai été prise de panique (tremblements, rougissements…), je n’arrivais plus à parler ! Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait mais quel soulagement quand tout cela était passé ! Et autant vous dire que nous n’avons pas été retenues !

2) Elle fait partie des phobies qui touchent le plus de monde puisqu’un public est considéré comme tel à partir de 2 personnes donc nous avons tous vécu cette expérience, et ce depuis notre plus tendre enfance. Bien entendu et fort heureusement à des degrés différents.
Chacun d’entre nous, dans sa vie étudiante, privée ou bien professionnelle est amené à s’exprimer un jour devant un public. Dans ce mémoire, vous trouverez quelques méthodes et conseils de base pour apprendre et maitriser l’art oratoire, mais attention, dans le cas de la glossophobie, cela ne suffit pas !

Cependant, ces différentes techniques sont pour moi complémentaires pour maitriser toute prestation. Différentes solutions existent à ce jour pour régler ce problème : nous retrouvons la prise de traitements chimiques d’appoint qui solutionnent les peurs de manière ponctuelle et sans efforts, le risque de dépendance est alors à redouter. Si rien n’est fait en parallèle pour évacuer la phobie, à l’arrêt du traitement, le client a encore moins confiance en ses capacités et la phobie s’installe davantage. Une psychothérapie est alors nécessaire mais c’est une thérapie longue qui peut s’avérer douloureuse pour la personne.

D’autres méthodes comme la sophrologie présente aussi de très bons résultats pour dédramatiser afin de gérer la prestation. Si la phobie est causée par un événement traumatique profond, il est essentiel d’envoyer son client chez un hypnothérapeute.

J’ai également consacré un paragraphe à la réalité virtuelle (désensibilisation progressive) et à la Thérapie Comportementale et Cognitive, qui me paraissent également efficaces mais probablement plus longs que l’hypnose thérapeutique. A noter qu’avec la réalité virtuelle, le travail est uniquement réalisé sur la phobie et non sur les causes.

Lorsque le problème de fond, le traumatisme qui a engendré la phobie est très lourd et demeure, bien caché. Cela engendre du stress, des angoisses, le découragement, la démotivation, la fuite, des blocages et différentes peurs. La personne se dévalorise et a totalement perdu confiance, son estime envers elle-même a disparu, elle est dans l’incapacité à maitriser la situation. Il est alors essentiel de lutter rapidement et spécifiquement contre la phobie qui en découle et c’est là que l’hypnose thérapeutique intervient en première place !

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