La dissociation d’origine traumatique et l’hypnose

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnohypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Florent Jaouali en 2019

La dissociation d’origine traumatique et l’hypnose

Les conséquences des psychotraumatismes peuvent être nombreuses. Parmi elles, un ensemble de symptômes et troubles psychiques, émotionnels, cognitifs, somatiques, relationnels sont regroupés sous l’appellation « troubles dissociatifs ». Pour plusieurs auteurs1, ces troubles occupent en réalité une place centrale dans les traumatismes.

La dissociation traumatique peut être définie comme « un mode défensif face à une situation d’impuissance » (Smith, 2016). Lorsqu’elle devient chronique (traumatismes répétés), celle-ci peut devenir automatique et faire partie de la personnalité.

Les principaux symptômes peuvent être résumés par « Pas réel, pas vrai, pas le mien, pas moi » (Steele, Boon & Van Der Hart, 2018). Cela inclut une désorganisation générale du rapport au corps, aux émotions, aux souvenirs, au sens de soi, aux autres et au monde.
L’accompagnement de personnes qui vivent des troubles dissociatifs d’origine traumatique se fait dans la durée, sur plusieurs séances. Il suit des phases spécifiques, valables pour tout accompagnement de traumatisme complexe :

1. La stabilisation (être en sécurité dans la réalité présente)
2. Le traitement des souvenirs traumatiques
3. (ré)Intégration de la personnalité et la réadaptation.
L’hypnothérapie est une des approches de choix pour accompagner ces personnes. Ces dernières réalisent régulièrement (et involontairement) des transes hypnotiques spontanées ; utiliser l’hypnose revient à aller les chercher à l’endroit où elles se trouvent.

Un des principaux défis pour ces personnes est d’être pleinement présent « ici et maintenant ». Du côté du hypnothérapeute, la pierre angulaire est la phase de stabilisation. Elle consiste principalement à aider le patient à être stable dans son fonctionnement quotidien et à réduire les symptômes. Tout au long de la thérapie, il devra veiller à la sécurité notamment en restant dans un vécu émotionnel acceptable pour le patient (la fenêtre de tolérance). L’accompagnement implique beaucoup de pédagogie et donc le hypnothérapeute devra être suffisamment formé pour être en mesure de l’expliquer par lui-même.

Ce mémoire aborde des notions théoriques (définitions, symptômes, modèles théoriques et approches thérapeutiques) qui m’ont semblé utiles pour l’accompagnement. Il propose ensuite un guide pratique en entonnoir allant de conseils généraux à des pistes de travail plus spécifiques (et plus hypnotiques).

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