Hypnose et cancer de la peau : quelle place pour l’hypnose dans l’accompagnement du carcinome basocellulaire ?

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Aurélie BOCCARDI JOUTEAUX en 2021

Hypnose et cancer de la peau : quelle place pour l’hypnose dans l’accompagnement du carcinome basocellulaire ?

Quelle place l’hypnose peut-elle légitimement prendre dans l’accompagnement d’un sujet ayant déclaré un cancer de la peau ?
Telle est la question à laquelle ce texte propose des pistes de réponse, à travers le prisme du carcinome basocellulaire (CBC).

Le CBC est la forme la plus courante et la moins dangereuse du cancer de la peau. Son lien avec l’exposition répétée aux rayons UV, du soleil ou artificiels, est établi. Une présentation rapide de son diagnostic, de son pronostic et de son traitement médical conventionnel, introduit un raisonnement autour de la valeur d’une approche plus intégrative.

Les thérapies complémentaires s’articulent en effet de mieux en mieux avec la médecine classique, à l’hôpital et en ville, mais se heurtent encore à de nombreuses limites dans la pratique comme dans les esprits. Les effets de l’hypnose médicale et thérapeutique intéressent cependant un public de plus en plus large et sont démontrés aux différentes étapes de l’accompagnement : de l’annonce du diagnostic jusqu’au repositionnement du sujet dans sa vie à la fin des traitements, en passant par la gestion de leurs effets secondaires.

L’étude d’un cas particulier vient illustrer la réflexion et permet d’éclairer les pistes de séance proposées, à la lumière d’une matière concrète, bien que par nature relative.
Sont donc élaborées des suggestions d’utilisation de techniques hypnotiques à combiner comme autant de séance possibles. Cette approche cherche à éviter l’écueil de proposer un protocole qui contreviendrait à la visée individuelle et sur-mesure d’une hypnose thérapeutique au plus près des émotions, croyances et valeurs du sujet.
La séance effectivement conduite est décrite, sans l’illusion d’être un modèle, mais avec à cœur de mettre à l’épreuve de la réalité du sujet celles des pistes imaginées au préalable qui ont semblé justes dans ce contexte précis.

Enfin s’il est un élément crucial au cœur de cette réflexion, c’est que corrélation n’est pas cause, et que le travail avec les émotions ici tenté ne prétend ni expliquer ni guérir.
Il revendique pourtant une efficacité, qui ne se mesure pas qu’a minima en terme de mieux-être, comme on tend à le faire parfois pour éviter de souffrir un nouveau débat autour des bienfaits de l’hypnose, mais aussi, de façon plus conquérante, en terme de petites ou grandes révolutions intérieures.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.