Du jeu vidéo au jeu imaginaire: Répondre à l’usage problématique des jeux vidéos chez l’adolescent par l’hypnose

Les élèves de l’ECH en formation pour Devenir Hypnothérapeutes réalisent un mémoire de fin de formation sur une thématique qu’ils ont choisie.

Voici la synthèse du mémoire réalisé par Jessica Setham en 2020

Du jeu vidéo au jeu imaginaire: Répondre à l’usage problématique des jeux vidéos chez l’adolescent par l’hypnose

Mon mémoire a pour visée de répondre à la question complexe de comment accompagner au niveau thérapeutique et plus précisément avec l’hypnose les adolescents ou enfants ayant un usage problématique des jeux vidéos.

Je suis revenu sur ce problème de santé publique qui fait encore et toujours débat à ce jour car les études scientifiques menées n’arrivent toujours pas à trouver un consensus sur les effets réels des jeux vidéos sur les mineurs. Toutefois, en 2018, la CIM-11 a reconnu l’usage problématique des jeux vidéos comme un trouble qu’il est possible de diagnostiquer et soigner.

Je me suis donc interrogée, moi-même, accompagnant des mineurs si ce jeu avait une dangerosité plus prégnante que les jeux d’antan, qu’est-ce qui se jouait?

A travers mes lectures, je suis donc revenu sur l’intérêt du jeu dans le développement de l’enfant et au sens plus large de l’humain comme support soutenant son imaginaire, sa créativité et sa façon d’appréhender le monde et s’inscrire dans celui-ci…

Puis, en questionnant la place du jeu vidéo dans l’épanouissement de l’enfant et comment il pouvait se révéler problématique lors de l’adolescence dans le cadre familial. Du fait que chez certains adolescent, il était observé un isolement du sujet par rapport à son environnement engendrant un désinvestissement progressif dans tous les domaines de sa vie.

En partant postulat que l’usage problématique des jeux vidéos chez les adolescents est un symptôme d’un mal être plus profond, d’un trait dépressif ou une dépression, une souffrance non digérée. J’ai donc regardé les pratiques thérapeutiques proposées actuellement et mené des entretiens avec des psychologues cliniciens spécialisés dans ce domaine.

Le problème centrale que j’ai vu émergé dans la prise en charge de ce public a été comment travailler sur un mal difficile à mettre en mot par le sujet qui le vit lui-même.

De là, j’ai voulu démontrer comment l’hypnose pouvait répondre à cette problématique chez l’adolescent de façon complémentaire aux thérapies déjà proposées en s’appuyant sur un mode conversationnel pas uniquement verbal et apporter un travail en profondeur au mineur grâce à des outils lui permettant de revisiter ses maux par sa mémoire corporelle, son inconscient afin de comprendre ses comportements et les changer.

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